On peut lire sur VentureBeat la synthèse d’une conférence de Jonah Peretti, l’un des cofondateurs du Huffington Post, qui présente selon lui la différence principale entre l’approche Google et celle des réseaux sociaux : le premier est articulé autour de l’information, de la connaissance, des mots-clés… les seconds mettent en avant ce qui semble drôle aux utilisateurs, ce avec quoi ilss’identifient : les utilisateurs partagent « ce qui les définit et transmet une bonne image d’eux ». Il prend pour exemple la photo ci-contre de bassets hound (il y en a 20 autres comme ça ici) : près de 50.000 « likes » en moins de deux semaines…! La vraie clé du succès, dit-il , c’est la viralité, plus encore que les pages vues.C’est peut-être mon mauvais esprit, mais il ne me semble pas qu’une photo de chiens aux joues flasques donne tout à fait « une bonne image de moi-même » ! Mais il est vrai que les articles recommandés par mes proches ont plus de chances de m’intéresser. Cela me fait penser au temps du lycée : il y avait les enseignants froids (le programme, rien que le programme), les profs-copains pro du baby-foot mais un peu cossards, et les très rares qui combinaient transmission du savoir et sympathie : leurs cours sont les seuls dont je me souvienne encore.
Finalement, c’est peut-être la conjugaison de l’information et du sentiment qui serait vraiment la martingale. On verra bien si le nouveau bouton [+1] de Google parvient à avancer sur le chemin de cette alchimie.

